3. Gastro-entérites multifactorielles


Apparue en France en 1979 sous forme épizootique, la parvovirose a décimé nombre d'élevages canins avant que la vaccination ne permette d'endiguer ses ravages. Bien qu'elle frappe essentiellement les chiots pendant la période de sevrage (de 6 à 12 semaines) sous la forme d'une gastro-entérite hémorragique avec diarrhée, vomissements, léthargie et déshydratation intense, elle peut se traduire, chez le nouveau-né, par une infection généralisée d'évolution foudroyante.

Aujourd'hui encore, la parvovirose reste fréquente en élevage canin : elle est due au grand pouvoir de résistance dans le milieu extérieur du parvovirus, ainsi à l'émergence de nouvelles souches, pour lesquelles l'efficacité des vaccins semble atténuée.

La mortalité liée au parvovirus est également augmentée par la présence d'un parasitisme intestinal (ascaridiose, giardiose, coccidiose), ainsi que l'association des coronavirus et des rotavirus. Il devient alors difficile, voire impossible d'incriminer un agent spécifique.
Même si la réalisation d'un traitement symptomatique permet de limiter la mortalité, il convient avant tout de repenser l'ensemble des installations et leur entretien : surpopulation, mauvaise hygiène, chaleur, froid, humidité, ventilation défectueuse sont systématiquement à l'origine de ces complications du microbisme d'élevage.