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 1. Le chiot coincé


L'une des premières complications de la mise bas pouvant entraîner une mortalité importante est l'obstruction, au niveau du vestibule (partie postérieure du vagin) ou de la vulve. Celle-ci peut être due à la taille trop importante du nouveau-né (tête trop globuleuse des races à " face plate ", présence d'une portée peu nombreuse avec un ou deux chiots), à une vulve " barrée " ou insuffisamment dilatée de la mère, ou bien à une malformation du bassin (séquelle de fracture, rétrécissement, …). Elle peut enfin être liée à l'existence d'une malposition.
Le diagnostic de l'obstruction devra être posé rapidement : en effet, les contractions utérines réitérées ont pour conséquence le " décollement " progressif des placentas des chiots restants qui sont alors moins bien oxygénés et commencent à s'affaiblir ; si l'on tarde à intervenir, ils risquent de naître trop faibles pour pouvoir survivre, sinon leur développement sera compromis.
Lorsque l'engagement du chiot dans la filière pelvienne est déjà bien avancé, il de-vient alors urgent de le sortir (il est généralement trop tard pour attendre le vétérinaire) : les tractions seront alors exercées vers le bas et vers l'arrière, la chienne devant être maintenue debout. Dans 60 % des cas, le chiot naît en présentation antérieure, c'est-à-dire la tête la première : les membres sont alors allongés de part et d'autre de la tête qui servira de point d'appui pour les tractions. Lorsqu'il s'agit d'une présentation postérieure (40 % des cas), les membres seront préférentiellement saisis au niveau de la corde du jarret. Les tractions ne seront bien évidemment exercées que lorsque la chienne entame de nouvelles contractions.
Ces manœuvres obstétricales doivent être effectuées avec l'hygiène la plus stricte afin de ne pas augmenter les risques de métrite post-partum, menace toujours pré-sente lors d'une mise bas longue et difficile : le port de gants stériles, ainsi que le nettoyage et la désinfection de la région vulvaire sont plus que conseillés. La solution idéale serait de tondre la région de la vulve et de la nettoyer avec un savon gynécologique avant toute mise bas, ce qui limiterait également les risques d'infection de l'appareil génital de la chienne en lactation.
Si ces manœuvres échouent, l'unique solution est le recours à la chirurgie, car la vie des chiots est rapidement menacée. Si l'obstruction se situe au niveau vaginal, le vétérinaire optera pour une épisiotomie sous anesthésie locale, c'est-à-dire une incision du périnée dorsalement à la commissure vulvaire (cette intervention est très bien supportée par la mère et sans conséquence sur son avenir reproducteur). Si l'obstruction se situe plus haut, seule une césarienne pourra sauver la vie des chiots.

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